Mes aventures d'auteur

Le Syndrome de l’Imposteur: comment en faire une force

Vous êtes-vous déjà sentis illégitimes? Comme si, lorsque vous entreprenez un projet, vous vous disiez que vous n’aviez aucune raison de vous lancer. Parce que c’est une idée idiote, parce que vous n’êtes pas assez bon, pas censé le faire…

Et bien, vous êtes probablement atteint du célèbre syndrome de l’imposteur!

Qu’est-ce? Il s’agit de cette idée tenace, bien ancrée en vous, que ce que vous n’êtes pas légitime dans vos projets.

Un exemple? Et bien je peux prendre le mien! Car oui, j’ai souffert de ce syndrome qui a généré beaucoup de retard dans la création de mon livre.

Lorsque l’idée, la matière première de mon roman, m’est venue, j’ai tout de suite pris cela pour un délire, quelque chose de désuet qui venait d’une imagination débordante. Jamais de ma vie je n’aurais pensé que j’écrirais un livre. Pas parce que je n’avais pas envie mais parce que je trouvais cela ridicule que moi, Grégoire, ai cette idée saugrenue d’écrire un roman et de faire partie de ce groupe, cette élite, d’écrivains.

J’ai mis 1,5 ans avant de taper les premiers mots de Zilwa. Juste parce que j’avais cette conviction que « ce n’était pas pour moi ». Et donc, je me trouvais toutes les excuses de la terre pour ne pas écrire: je n’y arriverai jamais, je ne suis pas assez bon, je ne serai jamais publié, je ne pourrai jamais en vivre…

Alors qu’ai-je fait pour m’en sortir? Parce que, comme vous l’avez vu, mon livre est sorti et a eu un très bon démarrage (vous pouvez d’ailleurs le retrouver par ici). Franchement, j’aurais vraiment regretté si je ne m’étais pas décidé à écrire mon premier roman.

D’abord: en parler. Discuter de ce manque de confiance, ce problème d’illégitimité permet de se donner un boost et de prendre conscience de sa valeur. La situation s’est débloquée le jour où j’en ai discuté avec ma femme. Nous étions en vacances en Malaisie et, pendant que nous étions à la plage, j’ai décidé de lui parler de l’histoire de Zilwa, de tout ce que j’avais imaginé. Elle m’a répondu: « pourquoi tu n’en ferais pas un livre? ». Évidemment je lui ai répondu que non, que je n’y arriverai pas… donc toutes les bonnes raisons (et excuses) dont je parlais plus haut.

Même si, le jour où nous en avons parlé, je n’avais pas encore validé le fait que j’écrirai, quelque chose en moi s’est débloqué. La possibilité d’écrire venait d’éclore. Il me fallut encore du temps avant de vraiment me lancer.

Ensuite, je me suis renseigné sur les réseaux sociaux et notamment YouTube pour comprendre comment écrire et la méthodologie pour mener à bien un projet littéraire. J’ai donc réuni tous les outils nécessaires pour créer mon livre. Je vous conseille d’ailleurs les vidéos de Samatha Bailly qui m’ont bien aidé!

A partir de ce moment-là, je me suis jeté à l’eau et ai rédigé le premier jet du roman. Et quelle libération! Je m’en suis vraiment voulu de ne pas avoir commencé plus tôt et d’avoir laissé ces doutes me freiner.

Néanmoins, ce syndrome de l’imposteur a quand même des points positifs. Et oui!

Cela m’a permis de prendre du temps pour réfléchir à mon roman. Car si je n’écrivais pas, j’y pensais tout le temps! Je créais l’histoire dans ma tête, imaginais les vies des personnages, les intrigues, les rebondissements… toute cette réflexion aura au moins permis à m’éviter un problème fréquent chez les auteurs: la page blanche. J’avais tellement d’idées et d’inspiration que je n’ai jamais eu de « panne ». Tous les chapitres se suivaient et, honnêtement, j’ai encore plein d’idées pour la suite de l’histoire (le tome 2 est d’ailleurs en cours 😄).

Puis, je pense que ce syndrome apporte de l’humilité aussi. Car si le roman marche bien pour le moment, je ne prends rien pour acquis. Tout est une remise en question perpétuelle. Je cherche des idées, de nouvelles initiatives…

Le message de ce post, et ma conclusion, est de s’inspirer de l’histoire de Jonathan Livingstone le goéland. Le roman raconte la vie d’un goéland qui aime voler. Sauf que ses copains goélands lui disent que voler ne sert que pour pêcher. Jonathan est triste. Il veut voler pour le plaisir mais n’est pas CENSÉ le faire. Sauf qu’un jour, il décide d’envoyer valser tous ces présupposés et de kiffer la vie, faire ce qu’il a envie et peu importe ce qu’en pense les autres. Au moins, il se réalise lui même et fait ce qu’il aime.

Croyez en vous. Ne laissez personne vous dire ce que vous devez faire. Si vous avez un projet, lancez-vous. Vous regretterez de ne pas l’avoir fait.

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