Mes aventures d'auteur

Pourquoi j’écris…

C’est vrai ça… Pourquoi j’écris? Pourquoi est-ce que je m’inflige des heures de travail, à taper sur mon clavier un texte qui ne sera peut-être pas édité? Quand j’en parle à mes amis ou ma famille, certains me regardent comme un fou. Si, pour une part, je vois dans leurs yeux de l’admiration, pour d’autres je distingue une sorte… de moquerie? Non le mot est trop fort… de l’incompréhension! Oui, c’est ça. Ils ne comprennent pas pourquoi. Alors oui, ils peuvent bien s’imaginer que cela me rende heureux (je ne suis pas encore devenu masochiste) mais ne captent pas les raisons profondes.

Et bien, chers proches, voici un article pour vous éclairer.

Je vais être honnête, parfois je ne comprends pas non-plus. J’écris de l’imaginaire, quasi exclusivement (cela pourra changer mais bon… pas pour le moment). Je n’ai donc pas le but de révéler des secrets d’histoire ou politiques, comme un journaliste d’investigation, ou faire de la philosophie. Non, moi je rêve et je le mets sur papier… Comme une multitude d’auteurs. D’ailleurs, dans l’un de mes précédents articles (https://gregoirelaroque.com/2020/02/26/comment-ai-je-commence-lecriture-de-zilwa-les-trois-rites/) j’explique comment j’en suis venu à écrire mon premier roman, à paraître bientôt sur Amazon.

Alors pourquoi??

Beaucoup d’écrivains parlent de thérapie. Écrire est pour eux un moyen d’exorciser des névroses, des traumatismes… Et quand je vois les interviews des uns et des autres, ce sont quasiment les seules réponses que je vois. Pour mon cas personnel, je ne pense pas que ce soit pour cela. J’ai surement beaucoup de matière à psychanalyse (beaucoup!) et, sans doute, je déverse dans les pages de mes écrits certaines de mes angoisses, de mes envies…

Henri Bergson, dans Le Rire, prenait l’exemple de Shakespeare en écrivant que toutes ses créations étaient en fait le reflet des vies qu’il aurait aimé avoir. Roméo et Juliette, Hamlet, Macbeth… toutes ces histoires seraient tout ce que à quoi le dramaturge aurait aspiré.

Je me retrouve un peu dans cette analyse. Tout ce que j’écris me fait vibrer et, c’est vrai, je m’imagine à la place du héros à vivre ses aventures, surmonter les obstacles, voyager dans des contrées inconnues… Mais c’est le cas parce que je n’ai pas écrit de livre avec un héros misérable, que la vie n’a pas épargné (d’ailleurs, je vais m’y coller pour voir!). Si j’écrivais sur un personnage qui a vécu de grands malheurs au cours de son existence, est-ce que cela signifie que j’aurais aimé les vivre? Peut-être pas…

Un autre angle de réponse vient d’une interview que j’ai lue. J.K. Rowling, qu’on ne présente plus, expliquait comment lui était venue l’idée de Harry Potter. Elle était dans un train, en Angleterre, et, tandis qu’elle regardait le paysage par la vitre, elle s’est mise à imaginer l’histoire d’un petit garçon qui partait dans une école pour devenir sorcier. À partir de ce moment-là, elle déclare qu’une vanne s’est ouverte dans sa tête, remplissant son cerveau de détails, de personnages, d’intrigues… J.K. Rowling avait tellement d’idées qu’elle a été obligée de les coucher sur papier. Et c’est comme cela que la série littéraire la plus lue de tous les temps est née.

Je ne suis pas cette auteure, bien sûr, mais le processus fut pratiquement le même pour moi. Je n’ambitionnais pas d’écrire quoi que ce soit mais, lors d’une soirée, en regardant les petites montagnes mauriciennes, j’ai imaginé l’histoire d’un jeune homme qui parcourrait toute l’île en quête de devenir son protecteur. Mon esprit fut submergé d’idées et l’étincelle pour écrire mon premier roman devenait un incendie.

L’écriture comme purge de l’imaginaire… Complètement mon cas. Je me crée tellement d’histoires, m’imagine tant de scénarios, que je me suis rendu compte qu’il fallait que je l’écrive. Oui, il « fallait ». C’était devenu un devoir. Je « me » le devais. Et après avoir posé le point final de Zilwa, mon roman, j’ai compris que la littérature, l’écriture, devait faire partie intégrante de ma vie.

C’est pour cela que je continue d’écrire et que j’ai monté une association, le Collectif des Auteurs Masqués, qui aura pour but de publier des recueils de nouvelles dont les fonds iront à des causes (plus d’informations dans un prochain article)!

Donc, en résumé, j’évacue par l’écriture. Le clavier de mon ordinateur et la page Word servent d’écope à mon imagination débordante. Et cela doit jouer sur ma santé mentale aussi car, les années passant, j’engrange de plus en plus d’histoires et je pense, qu’à un moment, si je ne concrétisait pas mes histoires, je deviendrais fou.

Et vous? Pourquoi écrivez-vous?

Vous voulez voir le résultat et acheter mon premier roman? C’est par ici!

5 réflexions au sujet de “Pourquoi j’écris…”

  1. Vaste question… Un article très intéressant au passage 😉
    Pour ma part, au début je dirais que c’était cathartique : vivre des vies qui ne sont pas les miennes, m’évader par l’imagination.
    Ensuite, par amusement. Créer quelque chose qui n’existe pas, élargir son horizon.
    Et surtout, par envie, besoin, comme une envie irrésistible. Il y a des gens passionnés de golf, de foot. Moi c’est l’écriture.
    Quand j’écris une nouvelle fantastique et que je la fait lire à un proche, j’apprécie beaucoup de voir son front se rider à un moment parce que j’ai réussi à susciter une émotion par mes mots. Dans ce cas ci l’inquiétude. Mais c’est pareil pour le rire avec un dialogue humoristique. 😉

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  2. Question qui avait été posée par Libération à des écrivains, je crois que c’est Beckett qui avait répondu par un laconique « Pas capable de faire autre chose ». Pour ma part, j’écris parce que j’ai toujours su que je finirai par le faire… J’ai repoussé autant que j’ai pu cette échéance. Après des nouvelles, des textes écrits pour les autres comme « nègre », j’ai fini mon premier roman qui attend le déconfinement pour s’envoler vers les maisons d’édition et je travaille sur le deuxième, le troisième étant au repos, déjà bien entamé. J’écris maintenant parce que c’est essentiel pour ma vie à venir, parce que créer un monde parallèle est un jeu divertissant, parce que l’acte de création en lui-même est ce qu’il y a de plus épanouissant et gratifiant dans ce monde matériel, vain et superficiel (les gens sur leur portable…). J’écris comme on lit, pour m’évader, j’écris pour me lire, pour m’offrir des livres dont je suis le premier lecteur. J’écris aussi pour expérimenter ce que j’ai toujours considéré comme une forme de vie supérieure, celle qui consiste à mettre de l’art dans sa vie. J’écris aussi pour donner à mes vieux jours à venir une belle passion qui m’évitera de me morfondre et m’ennuyer, l’heure de la retraite venue. Oui, c’est une belle passion.

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  3. Merci, Grégoire. Le premier, l’histoire d’un libraire qui voit un jour débarquer dans sa librairie un de ses riches clients qui lui dit, j’achète tout ici, et toi je t’achète aussi… le deuxième, l’histoire d’un type qui chez lui passe l’essentiel de son temps à regarder un mur en parpaings, et ce qui en découle… Des histoires à dormir debout, c’est je crois ce qui m’intéresse, du texte pour le texte, du texte matière, du bavardage qui ne dit rien. Les enjeux deviennent donc purement formels. Les intrigues ne m’intéressent pas trop.

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