Critiques littéraires

Le Dieu Oiseau, Aurélie Wellenstein

Tomber sur un livre qui puise dans les mêmes inspirations que soi… hallucinant!!

Dans mon roman, Zilwa, tout un chapitre est consacré à une épreuve: le rite de l’homme oiseau, inspiré d’un vrai défi que se lançaient les plus valeureux, sur l’île de Pâques. Et @aureliewellenstein a, je pense, utilisé ce fait d’histoire pour son livre! C’est une drôle de sensation de voir la même source d’inspiration que soi dans un autre roman!

Le Dieu Oiseau raconte l’histoire de Faolan, vivant sur une île sur laquelle tous les 10 ans se passe une compétition pour déterminer le clan qui dominera l’île (il y a 10 clans au total). Tous les perdants sont réduits à l’état d’esclaves (sexuels, domestiques…) et Faolan, héros de l’histoire, est dans ce cas là. Son maître est un vrai tortionnaire et lui inflige tortures et humiliations. Lorsqu’arrive le temps de la compétition, Faolan décide de braver son maître et de se lancer, lui aussi, dans ce périple extraordinaire. Une épopée incroyable s’en suit. Entre magie et combats sanglants, Faolan va affronter beaucoup d’obstacles jusqu’au final.

J’ai beaucoup aimé le livre. Tout au long du roman, on suit Faolan, ses envies de vengeance, ses problèmes psychologiques, et son acheminement vers le titre tant convoité de « Homme Oiseau ». L’auteure a vraiment beaucoup travaillé cette dimension psychique. Faolan est imprégné de tous les traumatismes qu’il a subits. Toutes ses actions, ses réflexions, seront en fonction des événements atroces qui lui sont arrivés et qui ont ruiné sa vie. On sent d’ailleurs que, malgré cette envie de vengeance, qui peut laisser présager qu’il veut se prendre en main, décider lui-même, pour une fois, de son destin, les cicatrices du passés vont se rouvrir.

Même si le pitch semble être assez Young Adult, l’histoire est beaucoup plus sordide avec du viol, cannibalisme… L’auteure ne nous ménage pas! Aurélie Wellenstein n’y va pas par quatre chemins. Elle fait un cocktail de tous les vices les plus immondes et, très régulièrement dans le livre, c’est difficile à encaisser! Et le pauvre Faolan qui a assisté à tous ces sévices faits à ses parents…

D’ailleurs, c’est peut-être le reproche que je ferais au livre. En fait, ce que Faolan a subi est tellement horrible que j’ai eu du mal à avoir de la pitié pour lui. Ce garçon a pourtant vu sa mère se faire violer et dévorer, avec son père, par le clan vainqueur… Pour ensuite se faire réduire en esclavage! Personnellement, toute cette artillerie lourde ne m’a pas vraiment touché. Je pense que si l’auteure s’était contenté que d’un seul sévice, j’aurais été plus réceptif… Car le propos aurait été plus nuancé! Trop d’émotions tue l’émotion…

Cependant, je dois quand même admettre qu’à un moment, on pense que le livre aura les grosses ficelles de l’épopée Young Adult, avec le héros qui trouve des alliés et qui remportera l’épreuve… Mais en fait non! On a un tour de force de l’auteure qui nous laisse… sans voix! Le twist final est super!

Donc si vous aimez l’épopée, les histoires de personnages brisés psychologiquement, et les fins complètement inattendues, je vous recommande ce roman!

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